J’entends souvent dire que le vécu d’une fausse couche, ou de la perte d’un bébé in-utéro, est particulièrement douloureux, parce que ce type de décès va à l’encontre du déroulement logique de la vie.

Ces dires peuvent paraître cohérents. Néanmoins, ils ne le sont pas pour moi. En effet, mon expérience de vie a bouleversé ma perception de la « logique des choses ». Chaque jour, des milliers d’hommes et de femmes à travers le monde, sont confrontés à la perte d’un enfant en devenir. Certes, on ne peut pas parler de normalité, puisque cela ne touche pas la majorité des familles. Ce n’est donc pas la norme.

Cependant, dire que c’est contre nature n’a aucun sens. Si la cause du décès d’un enfant n’est pas vue comme un déroulement naturel de la vie, qui en est responsable? D’ailleurs, pourquoi dit-on d’une femme qu’elle « fait » une fausse couche?

Remettons les choses à leur place. Arrêtons de nous prendre pour qui nous ne sommes pas et honorons la sagesse de la nature, même si nous ne la comprenons pas.